Intro

Depuis sa création en 1928, la « Compagnie internationale de Gobeleterie Inébréchable », aujourd’hui Durobor, n’a cessé de miser sur la créativité et l’innovation lui permettant d’acquérir les techniques les plus élaborées de son temps. Aujourd’hui encore, ces deux caractéristiques lui permettent d’occuper une place privilégiée sur le marché international de l’industrie verrière.

Contextualisation

La fabrication du verre est une tradition séculaire en Belgique. On retrouve en effet des traces d’établissements verriers sur le territoire wallon dès l’époque romaine, les matières premières ainsi que les sources d’énergie (le bois d’abord puis le charbon) s’y trouvant en abondance. Encore au XIXe siècle, la Belgique est le pays d’Europe possédant le plus grand nombre de fours à verre. Bien qu’ayant connu plusieurs évolutions techniques, le soufflage à la bouche restera, pendant toute cette période, la norme de production.

L’industrialisation du XIXe siècle apporte de nombreuses innovations dont le Belgique saura tirer parti. Le développement des canaux et chemins de fer permettra quant à eux un essor essentiel. Chaque région belge connaîtra dès lors sa spécialisation : le verre à vitre pour le bassin de Charleroi, la glacerie vers la Basse-Sambre, la gobeleterie ordinaire ou en demi-cristal dans le Centre et le Borinage, le cristal à Namur et à Seraing. Au début du XXe siècle, la Belgique est classée parmi les plus grandes puissances verrières au monde, exportant plus de 85% de sa production.

Utilisant encore les techniques artisanales, l’industrie verrière se trouve après la première guerre mondiale, dans un tournant dangereux. L’Amérique venait en effet d’inventer des machines automatiques surclassant nettement les vieilles méthodes de soufflage à la bouche.

Durobor

C’est dans ce contexte qu’est créée la « Compagnie internationale de Gobeleterie Inébréchable ». C’est en effet grâce à ses fondateurs et à la collaboration technique de Libbey-USA que l’entreprise sonégienne bénéficie, dès sa création, des meilleurs procédés mécaniques de l’époque.
Parallèlement, une section de soufflage à la bouche est maintenue pour la création de verres à pied. Dès lors, la fabrication est à marche continue, se poursuivant de jour  comme de nuit sans interruption.

Photo d’archive : Souffleur à bouche

Les difficultés inhérentes aux débuts de la mécanisation, consistaient à avoir un rendu et une qualité identique au travail artisanal. Avec le temps, ce fut chose faite et très rapidement les verres produits mécaniquement se trouvent avoir les caractéristiques du verre soufflé artisanalement : verre extra blanc, formation de paraisons impeccables à l’air libre et achèvement parfait en moules finisseurs garnis. De même, cette mécanisation assure une plus grande homogénéité de la viscosité du verre permettant une grande régularité des articles.

Mais l’innovation principale de ces machines, outre leur cadence de production plus élevée rendue possible grâce à la mécanisation, se trouve dans la coupe à chaud (burn-off). Elle permet en effet le renforcement des bords par la création d’un bourrelet rendant les verres « inébréchables » ou « durs aux bords ».  Une nouveauté à l’époque à l’origine du succès de l’entreprise.

Il faudra attendre 1957 pour voir Durobor marquer une nouvelle fois le paysage verrier du vieux continent de son empreinte grâce au lancement de la première machine de production mécanique de verres à pied en Europe. La gamme de verres Napoli sera le premier service de verres à pied produit mécaniquement. Celle-ci reste aujourd’hui encore, un des fleurons de Durobor.

Photo d’archive : Machine Westlake

Désormais, l’usine est entièrement mécanisée. Acclamée pour son rapport qualité-solidité-prix, les verres à pieds réalisés par la nouvelle machine, nommée « Weslake », sont accueillis triomphalement. A titre informatif, avant l’installation de cette machine, il fallait 3 hommes pour souffler 600 à 800 verres du genre par jour et 3 hommes supplémentaires pour en tailler la jambe. La machine permet quant à elle d’en produire 60.000 par jour.

Photo des Napoli

En 2004, Durobor lance le concept révolutionnaire de la verrine. En élargissant les possibilités d’utilisation des verres traditionnels à l’alimentaire, l’entreprise aborde un tout nouveau marché.

Bien que ne proposant initialement qu’une série de trois types de verrines, vous trouverez aujourd’hui plus d’une trentaine de modèles allant du « Small » au « XXLL ».  Cette vaste gamme permet, tant au particulier qu’au professionnel, de varier les design tout au long des étapes du repas.

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Conscient de l’importance d’une visibilité accrue sur le marché, c’est l’ensemble du département marketing qui s’est investi pour l’élaboration du corner Durobor. Ce meuble de présentation, que vous pourrez trouver chez certains représentants actifs dans nos domaines de prédilection (restauration, hôtellerie, arts de la table, décoration, …), reprend un large éventail de notre production. Une distinction y est fait entre la section :

 

  • Cocktails
  • Hot Drinks
  • Champagne & Wine
  • Softs & Spirits
  • Dinnerware
  • Buffetware
  • Special Spirits                 

 

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La reprise de Durobor en février 2012 voit également un important investissement par la construction d’un tout nouveau four. Sa mise en service est effective en février 2013. Adoptant un design contemporain, il est de type régénératif. L’utilisation de technologies performantes lui donne plusieurs caractéristiques uniques :

  • Tonnage: 105 tonnes/jour
  • Consommation: 1200 kcal/Kg de verre
  • Flexibilité: possibilité d’augmenter le tonnage à 140tpj grâce à un apport d’énergie électrique et ajout de lignes supplémentaires si nécessaire.
  • Pollution réduite grâce à l’utilisation de brûleurs spéciaux et d’un filtrage des fumées
  • Matériaux réfractaires de haute qualité

Photo vue four 3D